La SSI se prépare en Charente Maritime, plusieurs collectifs locaux se mobilisent pour proposer des animations dans le département :
ACTUALITÉ
Samedi 12 novembre, la Semaine a été, pour la première fois, inaugurée par une même animation de lancement se déroulant dans plus de 60 villes et une cinquantaine de départements en France. Un "coup de départ" coopératif et artistique, inspiré du principe du "mandala" a ainsi lieu au même moment sur les places publiques... et sur le web en direct !
Et voici le résultat, un diaporama été fait dans la foulée de toutes les oeuvres ainsi réalisées sous le slogan fédérateur de l'édition 2011 de la Semaine "DroitS à l'essentiel" grâce à la réactivité des acteurs locaux.
Cette année les acteurs de la Semaine déclinent le slogan "DroitS à l'essentiel" sous différents angles : accès aux droits, gouvernance mondiale...Coup de projecteur sur quelques manifestations.
Telle est la thématique retenue en région Centre. Au programme : de nombreuses projections de films, des lectures, des débats, des expositions et des spectacles !
Consultez tous les programmes des collectifs de la région Centre.
A Bagnols-sur-Cèze (30), pour fêter ses 20 ans, le festival "Afrique à Bagnols" sera consacré à "l'eau, bien commun de l'humanité". Au programme : des spectacles, des concerts, mais aussi des expositions et des conférences.

La Mongolie sera à l'honneur à Hellemmes (59) : 5 jours d'animations pour découvrir ce peuple mystérieux autour de contes, d'expositions de photographies, d'ateliers de calligraphie et réaliser un mandala avec un moine bouddhiste.

A Rennes, une soirée sur la dette et l'Afrique vous permettra de débattre avec Victor Nzuzi, agriculteur au Congo Kinshasa (RDC) et président d'une organisation paysanne membre du réseau CADTM en RDC.
Le collectif du bocage bressuirais abordera ce thème via diverses tables-rondes, dont une intitulée "L'argent entre techniques et croyances. Faut-il laisser aux seuls économistes les réponses à faire à la crise ?"
Téléchargez le programme complet du collectif


Les 18-25 ans représentent 12 % des bénéficiaires des aides du Secours catholique,
alors qu'ils ne représentent qu'environ 10 % de la population française totale,
souligne le rapport.AFP/THIERRY ZOCCOLAN
Près d'1,5 million de personnes ont bénéficié en 2010 de l'aide du Secours catholique (+2,3 % par rapport à 2009), dont 702 000 enfants. Les familles représentent plus de la moitié des situations. Malgré une hausse du niveau de vie moyen des ménages accueillis par le Secours catholique (576 euros en 2010, +5 % par rapport de 2009), cela "n'est pas suffisant pour qu'ils puissent sortir de l'extrême pauvreté. Plus de 90 % des ménages rencontrés vivent au dessous du seuil de pauvreté (954 euros pour une personne seule, selon l'Insee en 2009)", note le rapport.
Autre constat : pour la première fois, la proportion de personnes ayant un niveau d'étude supérieur (39,8 %) est plus importante que celle n'ayant pas dépassé le primaire (36,6 %). Cela démontre que "même le niveau d'étude supérieur ne met pas à l'abri de la pauvreté", souligne Bernard Thibaud, secrétaire général du Secours catholique.
"PLUS QUE LES PERSONNES ÂGÉES"
Les 18-25 ans représentent 12 % des bénéficiaires, alors qu'ils représentent environ 10 % de la population française totale, précise le rapport. Ils "sont aujourd'hui les plus touchés par la pauvreté, bien plus que les personnes âgées", assure Bernard Thibaud, estimant que "près d'un jeune sur cinq" est concerné.
"Le passage du jeune à l'âge adulte est devenu plus difficile car les trois facteurs qui soutenaient son autonomie (la famille, l'emploi, le logement) sont fragilisés", explique-t-il. "La pauvreté croissante des jeunes est d'abord liée à la pauvreté des familles. Les familles en difficultés gardent tout autant que les autres leurs enfants avec elles tant qu'ils ne sont pas indépendants, mais cette prise en charge pèse lourdement sur le budget quand elles ne perçoivent plus d'allocations familiales pour eux", rappelle-t-il.
Plus d'un tiers de ces jeunes (36,1 %) vit dans des "substituts de logement" (hôtel, amis, centre d'hébergement, abris de fortune, caravane...). Peu accèdent à des logement sociaux. Ils rencontrent "de vraies difficultés à stabiliser leur vie professionnelle", ont peu de ressources (784 euros par mois en moyenne) et des contrats de travail précaires, insiste le Secours catholique qui préconise la création d'une allocation de soutien à l'autonomie des jeunes et l'extension du RSA "activité" (qui vient s'ajouter à un petit salaire) dès 18 ans.
TRAVAILLEURS PAUVRES
Par ailleurs, plus de 30 % des 18-25 ans rencontrés sont sans ressource et plus de 40 % au chômage. Le Secours catholique distingue les jeunes "en extrême précarité (17 %)", souvent des hommes d'Europe de l'Est et d'Afrique subsaharienne sans titre de séjour et des jeunes Français en rupture familiale et à la rue.
Mais les jeunes en recherche d'emploi, étudiants ou en formation, sans soutien familial suffisant ni logement stable, sont également nombreux (21 %). L'association recense aussi les jeunes travailleurs (14 %), majoritairement des femmes au chômage indemnisé ou en emploi précaire, les jeunes mères bénéficiaires du RSA (22 %), qui ne vivent que de transferts sociaux, les jeunes familles étrangères, en habitat très précaires (9 %) et les jeunes familles françaises qui basculent dans la pauvreté après un accident de vie (17 %).
Source: LeMonde.fr avec AFP - 08/11/11