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Semaine de la solidarité internationale en Poitou-Charentes

Le jeu des Chaises, 19/11/09 au Lycée Camille Guérin de Poitiers

Semaine de la solidarité internationale au lycée Camille Guérin de Poitiers, 19/11/09

 

Atelier sur l'inégale répartition des richesses dans le monde:  le jeu des chaises

 

LE JEU:


Le principe de jeu repose sur l'analyse de la répartition des richesses et des populations sur les cinq continents. Une chaise équivaut à deux cent mille milliards de dollars et un élève représente deux cent millions d'habitants. Dans un premier temps, les élèves répartissent la population elle- même selon les continents, puis les chaises. Enfin, la proportion élèves/chaises montre l'inégale  répartition des richesses : il y a une chaise pour quatre élèves sur le continent africain, six chaises pour deux élèves en Amérique du Nord, et la situation en Asie est marquée par une surpopulation par rapport aux richesses.

 

LE DEBAT :


L'intervenante demande à tous les élèves de chercher un mot pour qualifier la situation dans le monde : « inégale », « mal réparti », « hétérogène », « dispersé », « varié », « contrasté », « mélangé », « disproportionné », « diversifié », « différent », « peuplé », « serré », « troué », « vide », « égoïste », « mixé », « difforme », « injuste », « inéquitable », « incomplet », « déséquilibré », « instable », « grand ».


Puis elle demande de proposer des actions concrètes, dans le salle, pour changer les choses. Ainsi un élève du continent asiatique propose de donner une chaise au continent africain, deux élèves asiatiques choisissent de migrer vers l'Amérique du Nord. Un point sur la migration est


effectué. Une élève cite le film Welcome pour illustrer la dureté de la migration clandestine. L'intervenante donne un exemple sur les réfugiés climatiques, qui engendre la migration de plus de cent mille bengladais, pour migrer d'une manière interne en Asie.


Puis l'intervenante se tourne vers les élèves du continent européen pour savoir quelles pourraient être leurs actions. Une élève donne alors deux chaises au continent asiatique. Se pose alors la question de définir cette action comme un don ou comme un prêt et quelles en sont les différentes conséquences. La dette du Sud est évoquée puis expliquée, quant aux conséquences des emprunts en prenant l'exemple de l'Afrique qui rembourse cinq fois plus que ce qui a été prêté au départ. Le don est quant à lui une infime partie du financement, par le biais des ONG.
Est abordé ensuite plusieurs thèmes :

 

                 - les aides publiques au développement : « chaque pays s'engage à donner des APD aux pays pour qu'ils se développent ». L'idéal serait que les pays y contribuent avec 0,7 % de leur PIB. Pour donner un ordre de grandeur, l'intervenante explique que sur les trente deux chaises, cela représenterait un boulon d'une chaise. Elle explique le cas de l'APD en France en démontrant sa faible implication, avec 0,4 % de son PIB. De plus, la France considère dans les APD le budget investit dans les centres de rétention ainsi que dans les billets d'avion pour le retour au pays des expulsés.


                 - la Conférence internationale de la lutte contre la faim à Rome : les hommes d'État les puissants n'y étaient pas. Obama était en Chine et Sarkozy en Arabie Saoudite...Le Président d'Afrique du Sud et Kadafi étaient présents...ceci prête à rire. Il faudrait quarante quatre milliards de dollars pour résoudre et améliorer la question de la faim dans le monde, ce qui représenterait, à l'échelle des trente deux chaises de la salle « la moitié d'un dossier de chaise ».


                 - la question des ressources naturelles : l'intervenante procède par énumération de ces ressources avec les élèves (eau, vent, soleil, terre, bois). Il y a un difficile accès à la terre partout dans le monde, que ce soit en France ou ailleurs. Elle évoque la situation au Brésil avec le mouvement des Paysans sans terre, qui détiennent le savoir mais qui n'ont pas accès à la terre, utilisée pour d'autres raisons que l'alimentaire : le pétrole et les biocarburants.


En France, on consomme 80% d'énergie nucléaire et pour se faire, l'uranium est importé du Niger. L'intervenante mais l'accent sur la question de l'Afrique qui possède des richesses naturelles que l'Europe n'a pas. Selon elle, « l'Afrique n'est pas un pays pauvre mais un pays appauvri », La pauvreté en Afrique n'est pas un état de fait. Les pays riches utilisent leurs sols pour fabriquer ailleurs.


« Comment faire pour que les choses changent ? »


La question est posée aux élèves. Le premier qui intervient répond « même si on n'en prend conscience, on ne peut pas faire grand chose », ce qui fait réagir l'intervenante « non peut faire bouger les choses individuellement, le tout est de trouver la manière dont on veut le faire ». Les autres élèves mettent l'accent sur l'envie, la volonté et le changement des mentalités pour le faire. La prise de conscience internationale passent selon eux, par le biais de l'éducation, ce qui prouve l'intérêt de la démarche de la semaine de la solidarité internationale et son action dans les lycées.

Pas d'actualité pour le moment.