Semaine de la solidarité internationale en Poitou-Charentes

Café équitable et décroissance au Beurre, 20/11/09 à la Maison de la Gibauderie à P

Café équitable et décroissance au beurre

Pièce de Théâtre

 

Vendredi 20 Novembre 2009, Maison de la Gibauderie, Poitiers.

 

Nous sommes dans la salle de spectacle de la maison de quartier de la Gibauderie ou la Compagnie Sens Ascensionnels a planté le décor épuré de sa pièce de théâtre.

 

La comédienne Violaine Pillot (également la metteuse en scène de la pièce) introduit la première saynète par une drôle entrée en matière, sa partenaire Sophie Descamps est en retard… partie faire du vélo a 20h30, pour évacuer son stress avant de monter sur scène. Cette dernière arrivera quelques minutes plus tard avec un guidon et une roue en piteux état, maigres restes de son vélo suite a accident de la circulation avec un 4x4 équipé d'un pare-chocs kangourou ! La conductrice fautive a raccompagnée la malheureuse cycliste suite a l'accident… le décors est planté, les 2 comparses recréent alors la discussion que Sophie et la conductrice ont eut sur le chemin.

 

Cette première scène est cocasse (à l'image de la pièce en général), la cycliste « baba » et l'automobiliste « bobo » suite a leur co-voiturage contraint, sont amenées à confronter leur point de vues et surtout leur différences vis-à-vis du monde qui les entourent. Cette saynète traite de la contradiction du développement durable au niveau de l'individu, à travers toutes les actions auxquelles il est confronté au quotidien (écologie, solidarité, recyclage, énergie, respect…). Dans un même temps, cette scène pose les questions de l'éco-citoyenneté.

 

La seconde saynète débute sur un ton moins léger, les comédiennes rentrent dans un registre différent de jeu. Elle permet de confronter une petite africaine à l'un des nombreux acteurs que regroupe le commerce équitable, et aussi de poser la question de l'économie solidaire internationale et des limites de la démarche dans un monde globalisé à qui la logique semble échapper à tous.

 

La troisième saynète traite de l'individu par rapport aux règles internationales. Comment s'articulent les actes du citoyen avec les actes à l'échelle de la planète ? Cette dernière scène est comme un feu d'artifice final où le langage dérape, où les masques tombent, permettant de confronter avec humour le point de vue du politique et de l'individu.

 

La pièce se termine au bout de 45 min, Christophe Moyer, l'auteur de la pièce monte alors sur scène et invite le public à engager un débat ou à donner ses impressions sur ce qu'ils vient de voir. Le public présent était plutôt composé d'adultes, même si il y avait quelques étudiants ou plus jeunes. On aura noté l'originalité du discours de Christophe Moyer, qui a finalement une vision assez critique sur le discours officiel et entendu des médias et des politiques sur le thème du développement durable qui viserait surtout à culpabiliser les populations.

 

Sefein Tabchi - Master 2 MI-CPCD